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l'enfant intérieur

  • Photo du rédacteur: Stéphanie Faivre
    Stéphanie Faivre
  • 2 mai
  • 2 min de lecture

Retrouver son enfant intérieur : une voie d'évolution


Il existe en chacun de nous un espace vivant, sensible, souvent silencieux : celui de notre enfant intérieur. Cet enfant n’est pas une idée abstraite.

Il est une mémoire incarnée, un tissu d’émotions, de besoins, d’élans parfois interrompus.


Lorsque nous traversons des expériences douloureuses, en particulier dans l’enfance, une partie de nous apprend à se protéger. Elle se coupe, s’adapte, se fige parfois. Mais rien ne disparaît réellement. L’enfant reste là, avec ses ressentis intacts, attendant d’être entendu.


Se reconnecter à cet enfant intérieur, ce n’est pas régresser. C’est au contraire un acte de maturité psychique. C’est accepter de se tourner vers ce qui, en nous, a été laissé seul.


Dans la perspective de la psychologie analytique de Carl Gustav Jung, ce mouvement s’inscrit dans un processus d’individuation : une rencontre avec les parts de soi oubliées, rejetées ou blessées, afin de restaurer une unité intérieure.


Lorsque nous entrons en relation avec cet enfant, avec douceur, curiosité, sans jugement, quelque chose se transforme. Non pas parce que le passé change, mais parce que le lien à ce passé évolue.


L’enfant intérieur porte souvent des émotions figées : peur, tristesse, honte, solitude. 

Les accueillir aujourd’hui, avec les ressources de l’adulte que nous sommes devenus, permet de leur offrir enfin ce qui a manqué : présence, sécurité, reconnaissance.


Ce processus ne fait pas “disparaître” le traumatisme, mais il lui redonne du mouvement.

Il ouvre un espace où l’expérience peut être ressentie autrement, intégrée plutôt que subie.

Dans des approches comme la thérapie MOSAIC, l'art-thérapie ou l'hypnose que j'utilise, on retrouve cette idée essentielle : ce n’est pas seulement l’événement qui marque, mais la manière dont il est resté inscrit, sans résolution, dans le corps et la psyché.

Se relier à son enfant intérieur, c’est alors rétablir une circulation. 

C’est remettre de la vie là où il y avait de la fermeture ou du figement.

C’est aussi retrouver des ressources oubliées : la spontanéité, la créativité, la capacité à jouer, à ressentir pleinement.

Car cet enfant n’est pas seulement blessé. Il est aussi porteur de vitalité.

Et peut-être que le véritable enjeu n’est pas seulement de “guérir” cet enfant…Mais de lui redonner une place dans notre vie d’adulte.

Non plus comme une part fragile à cacher, mais comme une présence vivante avec laquelle avancer.

L'enfant intérieur et l'adulte qui prend soin de cette part en soi
L'enfant intérieur et l'adulte qui prend soin de cette part en soi

 
 
 

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Stéphanie FAIVRE fait partie de Coopaname, SCOP-SA, à capital variable,

immatriculée au RC Paris 448762526

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